Lustre Lustre à 12 lumières du premier salon du roi aux Tuileries

Numéro d’inventaire
GML 10049/001
Auteurs
Gilbert-Honoré Chaumont, Manufacture de cristaux de Montcenis
Année de conception
1822
Style
Restauration
Types
Lustre, Luminaire, Lustre et plafonnier
Époque
Restauration (1815-1830)
Matières
Cristal, Verre
Dimensions (h × l × L)
0 x 0 x 0 m
Ancien numéro d’inventaire
Inv. des Tuileries : (1833) TU couronné 18647
Description
Bronze doré (au mercure)
Forme corbeille. Cercle à décor de rosaces et palmettes appliquées. Au-dessus, culots et rosaces encadrées reliées par un tore de feuilles de laurier enrubannées. Guirlandes de cristaux taillés de diverses formes (principalement d'amandes). Corbeille terminée par une boule à fleuron, reliée au cercle par quatre bandeaux à décor de rosaces et fleurs. Le cercle du sommet porte douze palmettes.
Historique
Deux lustres avec des cristaux de Montcenis, d'une série de six livrée par la maison Chaumont le 11 octobre 1822 (avec les GML 9/001 à 3 et le GML 4191 - A.N., O/3/2150). Ces lustres sont ornés de médaillons à fleurs d'eau et, à l'origine, de fleurs de lys, retirées ou remplacées par des rosaces après 1833.
Dès 1822 Ils sont envoyés aux Tuileries pour le premier salon du roi (A.N.,AJ/19/614/N°17713) . Ils y demeurent jusqu’en 1833 (A.N., AJ/19/666/N°37650) .
Ils sont alors envoyés à Saint-Cloud pour la galerie et le salon de billard (A.N., AJ/19/325/N°15749).
En 1840, quatre lustres sur les six sont retournés au Garde-meuble, qui les dépose de nouveau en 1841 aux Tuileries. Trois prennent place dans la salle des maréchaux, le dernier dans le foyer du théâtre.
En 1855, les six lustres sont présents au Garde-meuble (Arch. Mob. Nat., Meubles confectionnés, N° 4068) et les deux présents lustres sont déposés à la fin du XIXe siècle à l’Opéra et restitués en 1990.
A propos de des auteurs
Manufacture de cristaux de Montcenis (1787 - 1832)
La cristallerie de MM. Lambert et Boyer, dite Manufacture des Cristaux de la Reine, installée à Sèvres depuis 1782, est transférée à Montcenis au début de l'année 1787 dans un bâtiment édifié en 1786, suivant les plans de l'architecte Barthélemy Jeanson. La manufacture est immédiatement réunie aux fonderies royales de Montcenis et d'Indret, société par actions partagée entre les sociétés Lambert, Boyer et Cie, Périer, Bettinger et Cie, et le roi. Les établissements du Creusot passent à partir de 1796 progressivement sous le contrôle de la famille Chagot. En 1832 l'usine est achetée par les cristalleries de Saint-Louis et Baccarat pour être fermée. Les bâtiments sont acquis en 1837 par la société Schneider et Cie et transformés en logement patronal.
Bibliographie
Dupuy-Baylet (Marie-France), De bronze et de cristal, 2020, p.290-291, n°145